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Anecdotes

Introduction

Ricarimpex joint lors de la première commande une notice de conservation. Dans de bonnes conditions conservation, respect de la température et de la qualité de l’eau, vous pouvez conserver vos sangsues pendant plusieurs mois. Avant la réception, il faut se munir d’un pot propre qui ferme hermétiquement et d’eau minérale. La livraison est assurée par un transporteur express avec remise du colis en personne à votre domicile ou en relais colis si vous manquez de disponibilités. Les colis peuvent être livrées le lendemain dans toute la France pour toute commande passée avant 14H.

  • Anecdotes

Anecdotes

Baromètre

Un curé de Tours en 1774 annonça dans les papiers publics qu’il avait inventé un baromètre. Celui-ci consistait en un carafon rempli aux deux tiers d’eau dans lequel il abandonnait des sangsues. Ses théories s’appuyaient sur la sensibilité de l’annélide aux pressions atmosphériques.

Par beau temps : les sangsues restent sans mouvement au fond du vase
En cas de grands vents et d’orage : les sangsues s’agitent
Lors de pluie : les sangsues remontent dans le vase.

Soin de cheveux (Christiani, 1930)

Gessner emploie les sangsues pour teindre les cheveux :
« On prend une partie de sangsue sur deux parties de vinaigre ou de vin rouge, on fait macérer pendant 40 jours, on filtre et on teint les cheveux. Pendant cette opération, on doit cependant remplir la bouche d’huile jusqu’au moment où tout est sec, sinon on s’expose à de violents maux de dents. »

Fausse virginité (Deleage, 1932)

Vers 1550, les femmes galantes utilisaient les sangsues pour se créer une fausse virginité.

BRANTOMME rapporte : « pour paraître vierges et pucelles comme devant, les filles qui se sont fait mettre déjà la paille sous le ventre ; j’ai ouy dire à un empirique qu’il faut avoir des sangsues et les mettre à la nature et s’en faire par là tirer le sang, si bien que le galant mary, qui vient le soir des noces les assaillir, leur crève ces ampoules d’où le sang en sort et lui et elle s’ensanglantent, qui est une grande joie à l’un et à l’autre et par ainsi l’honneur de la citadelle est sauf ».

Sangsues cuites

RONDELET en 1554 écrivit : « cuite dans de la vieille huile, elle est excellente pour le mal d’oreille. Cuite dans de l’huile d’amande douce, elle est bonne pour les hémorroïdes. Dans le vin, elle apaise les maladies des nerfs et les convulsions » Certains ont attribué aux sangsues des effets dépilatoires mélangées avec du vinaigre et chauffées, elles seraient efficaces pour empêcher la repousse du cheveu (PLINE, histoire naturelle XXXII). Étrangement, ALDROVANDI (1633) recommande une préparation de sangsues marinées au vinaigre dans le traitement de l’alopécie.

Recette de l’huile de sangsue (Minyak Lintah Tapa)

Une recette ancestrale est l’huile de sangsue réalisée à partir de sangsues nourries avec de l’huile de coco (minyak kelapa hijau) jusqu’à satiété. Les sangsues sont alors laissées au calme le temps pour elles de digérer complètement l’huile. Ce procédé est répété plusieurs fois et les animaux sont alors ouverts. La cavité intestinale est alors pleine d’une huile qui est extraite et qui constitue l’huile de sangsue. Cette huile pourrait avoir une action positive sur la taille du pénis.

Quelques récits qui ne laissent pas indifférents

En 1871, à Gimont dans le Gers, éclate une sévère épidémie de variole, emportant les habitants les uns après les autres, en quelques heures de tragiques souffrances. C’est alors que le docteur BAYONNE tente de poser sur un de ses malades, en proie à la fièvre et au délire, deux sangsues, à la partie inférieure des gouttières rétro malléolaires ; « l’émission sanguine dura toute la nuit. Le sommeil devint vite calme et profond et fut suivi vers 7 heures, le lendemain matin, d’un réveil lucide, sans céphalée ni courbature. Les papules se montrèrent seulement à fleur de peau et disparurent assez vite, sans vésicules ni suppuration. La sœur du malade, atteinte quelques jours après, fut traitée de la même façon avec des résultats identiques. A partir de ce moment, et grâce, paraît il à ce traitement, bien des malades purent être sauvés et l’épidémie finit par s’éteindre »

Tout aussi étonnant se révèle ce récit d’un médecin d’Aix-les-Bains, le Dr GAILLARD, amené en 1937, à examiner un empoisonné par les amanites phalloïdes : « je l’ai eu au bout de 36 heures, c’est vous dire si son état était grave : pouls filant, faciès pâle, couvert de sueur, les lèvres et les oreilles violacées ; peu ou presque pas de douleurs abdominales, de la fixité dans le regard et une lividité effarante. Pas d’urine et la région rénale douloureuse au toucher. On lui appliqua donc 6 sangsues sur chacun des reins, au niveau du triangle de J.L.PETIT ». Détail intéressant, les sangsues vont toutes mourir dans la demi-heure qui suit leur pose. Pourtant, malgré le peu de sang qu’elles eurent le temps de retirer, le traitement réussit, sans avoir à s’accompagner de transfusion sanguine. « Personnellement, écrit le Dr GAILLARD, je crois que l’application précoce des sangsues sur la région rénale, dans les intoxications de ce genre, doit être très précieuse, en retardant le blocage du rein et en lui permettant l’élimination des toxines ».

La vipère et la sangsue : Fable de Jean-Pierre Claris de Florian

La vipère disait un jour à la sangsue :
Que notre sort est différent !
On vous cherche, on me fuit, si l’on peut on me tue ;
Et vous, aussitôt qu’on vous prend,
Loin de craindre votre blessure,
L’homme vous donne de son sang
Une ample et bonne nourriture :
Cependant vous et moi faisons même piqûre.
La citoyenne de l’étang
Répond : oh que nenni, ma chère ;
La vôtre fait du mal, la mienne est salutaire.
Par moi plus d’un malade obtient sa guérison,
Par vous tout homme sain trouve une mort cruelle.
Entre nous deux, je crois, la différence est belle :
Je suis remède, et vous poison.
Cette fable aisément s’explique :
C’est la satire et la critique.

La sangsue et le lapin : Fable de Sourdille de Lavalette

Vous me semblez tout triste ce matin,
Disait la Sangsue au Lapin :
Vous souffrez ; quelque mal en secret vous consume :
Je veux guérir, mon bon voisin ;
Approchez. — Non ; ce n’est qu’un rhume.
Mais ce rhume peut tourner mal,
Croyez-en mon expérience :
J’ai servi dans un hôpital
Et sais ce qu’Hippocrate pense
Sur le cas même où vous voilà.
Hippocrate ?… ce lapin-là
N’est pas de notre connaissance.
N’importe, en vous j’ai confiance ;
Je consens ; faites pour le mieux. ”
À crever quand sa peau fut pleine :
Çà, dit-elle, à présent payez-moi de ma peine ;
J’attends mon dû.

Votre dû, justes dieux !…
Vous recevrez, madame la Sangsue,
Grasse partant, maigre venue,
Pour votre peine un grand merci ;
Voilà votre païenne, n’en attendez pas d’autre.
De bonne foi, n’avez-vous pas agi
Moins pour mon bien que pour le vôtre ? ”

Plus d’un serviteur de l’État
Réclame à tort sa récompense :
De peur de servir un ingrat,
Beaucoup se sont payés d’avance.

La Sangsue : Fable de Franc Nohain (1921)

Une grenouille s’était,
En sautant, fait une entorse,
Le batracien, pas plus que l’homme, n’est parfait :
Elle avait
Dû trop présumer de ses forces.
Endurant une peine atroce,
Elle pousse des cris perçants
Au grand émoi du peuple coassant.
Tous les hôtes du marécage
Autour d’elle tiennent conseil.
Chacun dit, en un cas pareil,
De quel ou quel remède on prescrivit l’usage.
Mais, en attendant, l’animal
Continue à souffrir mille morts de son mal.
Majestueuse, et d’aspect doctoral,
Arrive la Sangsue ; aussitôt tous s’écartent,
Avec des marques
De grand respect.
Je vois, dit la Sangsue, oui, je vois ce que c’est !…
Car la sangsue est, ou du moins se flatte
D’être un disciple d’Hippocrate.
Vous souffrez ici ? Bien ! Très bien
Laissez-moi, ce ne sera rien…
Et notre Sangsue
S’évertue
Sur la cuisse du batracien.
Hélas ! c’est en vain qu’elle opère
Une succion, deux, puis trois :
Ainsi peut-on voir un cautère
Rester sans efficace emploi
Auprès d’une jambe de bois.
La pauvre grenouille aux abois
Invoque le nom de sa mère.
De très bonne fois,
Je le crois,
Ou, à tout le moins, je l’espère :
Allons ! il n’y a rien à faire,
Dit la Sangsue, après qu’elle eut encor
Tenté un dernier effort.
On eut tort
De recourir beaucoup trop tard à mes lumières ;
Puisque aussi bien mon ministère
Apparaît ici superflu,
C’est que le malade est perdu :
Se leurrer est inutile,
Désormais nous n’avons plus
Qu’à prévenir la famille !…
La Science a parlé : nos gens
S’attristent,
(Ils ne sont pas méchants,
Simplement un peu égoïstes…),
Et puis s’éloignent sur-le-champ,
En nageant…
La Sangsue a parlé, plus personne n’insiste.
Redoutons les spécialistes
Et leur orgueil intransigeant.

 

La création du monde selon Singbonga: La tortue, Le crabe et la sangsue

 

C’était il y a bien, bien longtemps. Avant les hommes, avant même que la Terre existe. A cette époque, le monde n’était qu’une immense étendue d’eau. Et au milieu de cet océan sans fin, une fleur de lotus avait éclos. Blanche et rosée, s’ouvrant comme une promesse de vie. Elle avait poussé depuis les régions inférieures, au fond des mers, là où régnait Singbonga, l’Esprit suprême…

Un jour Singbonga décida de venir à la surface. Il grimpa le long de la tige du lotus, et s’installa au milieu de la fleur. On raconte que c’est à partir de ce jour que le monde fut créé. Cela s’est passé ainsi :

Sur sa fleur de lotus, Singbonga scrutait rêveusement l’horizon, quand il fut surpris par une tortue qui nageait à fleur d’eau. Il l’appela et lui dit :

– Tortue, va, plonge au fond de l’océan, et rapporte moi un peu de boue, pour que je puisse créer la Terre !

La tortue plongea aussitôt, nageant vigoureusement de toute la force de ses nageoires. Mais, chaque fois qu’elle tentait de s’enfoncer, sa grande carapace remontait d’elle même à la surface. trois fois, elle essaya, mais ne put jamais descendre de plus de quelques mètres.

Sur sa fleur de lotus, Singbonga attendait, calme et serein. Voyant que la tortue avait échoué dans sa tentative, il appela un crabe qui s’approchait :

– Crabe, dit-il, va, plonge au fond de l’océan, et rapporte moi un peu de boue, pour que je puisse créer la Terre !

Comme la tortue, le crabe s’élança. Il s’accrochait aux algues, allant de plus en plus profond. Il réussit même à atteindre le fond, et essaya de prendre un peu de boue. Mais elle filait, glissait entre ses pinces sans qu’il puisse la retenir. Il remonta tout penaud, et s’éloigna tristement de la fleur de lotus.

Resté seul, Singbonga laissa errer son regard sur les flots. Qui réussirait à lui rapporter un peu de boue ? Qui pourrait l’aider à faire surgir la Terre ? Qui lui permettrait enfin de créer le monde ? Pendant qu’il réfléchissait, assis en tailleur sur la fleur de lotus, le menton entre les mains, une sangsue se glissa doucement près de lui.

– Et toi, petite sangsue, s’exclama t-il, sauras tu aller jusqu’au fond de l’océan et rapporter un peu de boue ?

En un éclair la sangsue disparut sous l’eau. Elle fila d’un trait jusqu’au fond, et s’enfonça dans la boue. Puis elle commença à en avaler, à en avaler encore, jusqu’à devenir aussi grosse qu’une baleine. Ensuite, elle se laissa remonter jusqu’à Singbonga, et commença à rejeter toute la boue dans sa main. La boue coulait, coulait de la bouche de la sangsue. Très vite, elle forma un tas qui grossit jusqu’à devenir une petite colline. Singbonga l’étala sur la mer, mais la boue coulait encore te encore… Bientôt, il se trouva devant une vrai montagne, et avec cette montagne, il fit un immense terrain plat et carré, entouré par quatre mers. Alors seulement, Singbonga quitta sa fleur de lotus.

Sur la Terre nouvellement créée, il put enfin marcher, courir et danser. Le vent lui même se mit à souffler, sur l’immense continent nu et vide. Singbonga, intriguépar des poussières qui scintillaient dans la lumière, leva la main pour en attrtaper quelques unes. C’était des graines, qu’il s’empressa d’enfouir dans le sol. Puis, il attendit un peu, jusqu’à ce que la pluie vienne mouiller la terre. Alors, surgirent des petites pousses, qui devinrent de plus en plus grandes, jusqu’à bientôt toucher le ciel.

Singbonga, ravi, continua à semer des graines à pleines poignées, faisant surgir d’innombrables arbres et arbustes.Bientôt, la Terre entière fut recouverte d’un manteau de verdure. Alors, heureux et épuisé, l’Esprit suprême s’assit au pied d’un arbre et s’endormit, enivré par le parfun délicieux des fleurs et des fruits.

En se réveillant, Singbonga sourit à ce monde verdoyant.Longuement, il se promena entre les arbres, jusqu’à atteindre le bord de l’eau, où ses pieds s’enfonçaient dans la terre molle et malléable.Alors il se souvint d’un rêve qu’il avait fait dans son sommeil. Il se baissa pour prendre une poignée de boue. Entre ses mains, elle était douce et tiède, et semblait prête à prendre n’importe quelle forme. Singbonga travailla tendrement la poignée de boue, formant une tête allongée, puis un corps avec une, deux, trois et bientôt quatre pattes, ainsi qu’une longue queue. Une drôle de créature, à laquelle il ajouta deux ailes. Une fois finie, il mit la figurine au soleil. Et quand elle fut sèche, Singbonga souffla dessus. Alors, la chose s’anima, poussa un long hennissement et s’envola d’un bond dans le ciel. C’était le cheval ailé, le premier habitant de la terre.

Laissant le cheval découvrir son nouvel univers, Singbonga retourna vers le rivage. A nouveau, il prit de la boue et la travailla, la malaxa, la modela longuement, jamais satisfait de la forme qui naissait sous ses doigts. Finalement, il fit une figurine avec une tête ronde, un tronc, deux bras et deux jambes. “Ce sera l’homme”, pensa-t-il. Il la mit à sécher, et s’en fut se reposer sous son arbre.

Mais, pendant que l’Esprit suprême dormait, le cheval ailé s’approcha de l’homme. Il renifla la figurine de terre séchée, et se mit à tourner autour, piaffant de jalousie. Puis soudain il se rua dessus, et la piétina sauvagement avant de s’enfuir. A peine réveillé Singbonga s’empressa de venir voir sa nouvelle créature. Mais il ne restait plus que quelques morceaux de terre séchée et des traces de sabots sur le sol. Furieux et déçu, il alla une troisième fois sur le rivage. Mais cette fois ci, il prit deux poignées de boue. Il modela tantôt l’une, tantôt l’autre, jusqu’à former bientôt deux figurines. La première serait un homme, identique à celle que le cheval avait détruite. La seconde était petite et basse, avec quatre pattes comme le cheval, et une queue qui remontait vers le ciel. Ce serait le premier chien.

Pendant que les figurines séchaient au soleil, le cheval ailé s’approcha. Voyant que Singbonga était parti, il commença à tourner autour d’elles… Mais, au moment où il s’avançait pour les piétiner, le chien déjà sec se mit à aboyer pour protéger l’homme. Le cheval, effrayé, s’envola dans un grand bruissement d’ailes.

Quand Singbonga revint, ses deux créatures étaient sèches et entières. Le chien dormait, couché près de l’homme. Mais celui-ci ne bougeait pas. Il restait dur et droit, et Singbonga eut beau souffler dessus, il ne parvint pas à le faire avancer, ni même seulement à l’asseoir. L’homme était immobile et sans vie. Alors, délicatement, Singbonga le prit entre ses mains. Il attrapa une feuille, la trempa dans l’eau, et la passa comme un pinceau sur tout le corps de l’homme, insistant sur les coudes, les genoux, les pieds, les mains et la tête. Quand il souffla une deuxième fois sur elle, la créature s’anima enfin…

Et c’est ainsi que naquit le premier homme, le père de ton père et de son père, le père de ta mère et de sa mère, ton ancêtre.

Ce qu'il faut savoir

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